Pierre Dufour dit Bonvivant
Originaire de St-Malo en Bretagne, le fils de Pierre-Mathieu et d'Anne La Rue prit le surnom Bonvivant.
Selon Guy Charpentier, un descendant de Pierre Dufour, par sa mère Jacqueline, ce soldat serait arrivé vers 1728:

En effet "En avril 1729, un tambour de la compagnie de Blainville, Vidal Delair dit Lajeunesse, aussi connu comme le Chat, vend des carreaux de verre à Antoine Poudret, boulanger, puis à Mme de Repentigny. Le mari de Repentigny, Pierre Le Gardeur, pense qu’il s’agit de carreaux de vitres volés au château de Callière. Il va au Corps de garde, trouve le tambour et le fait arrêter. Repentigny envoie les carreaux au garde des magasins du roi, Rocbert. Ce dernier demande une enquête au lieutenant général Raimbault, tenue sur le champ. Les carreaux sont bien ceux du château de Callière .... Le lendemain 13 avril, on interroge Delair et assigne les témoins. Parmi eux, Marie Catherine Cavelier. Elle avait reçu en cadeau 4 carreaux de « Dufour, soldat de la Compagnie de Dubuisson ». Lorsqu’elle avait entendu parler d’un vol de vitres, elle les avait remis immédiatement à Rocbert. Interrogé sur « Dufour de la Compagnie de Dubuisson », ... Le 15 avril, Delair est trouvé coupable et condamné.
Le 28 avril, Pierre Dufour dit Bonvivant, soldat de 17 ans de la Compagnie de Dubuisson, comparaît. Pierre Dufour dit Bonvivant avoue avoir pris 4 carreaux au château de Callière, qu’il a donnés à Marie Catherine Cavelier, femme de Joseph Roy, un garçon boulanger. Il ne connaît pas Delair dit Lajeunesse. Pierre Dufour est envoyé en prison . Le lieutenant général Raimbault assigne ses complices Beausoleil et Saint-Pierre, aussi soldats, et d’autres témoins. Interrogé de nouveau, Delair affirme qu’il s’est trompé, que le François qu’il connaît ne s’appelle pas Dufour et qu’il ne se souvient plus de quelle compagnie il est.
Le 13 juin, le procureur conclut que l’addition d’informations n’a donné aucune raison de changer le jugement contre Delair et la sentence du 15 avril est maintenue. Saint-Pierre est introuvable et il reçoit la même sentence en contumace."
Pierre Dufour sera seulement admonesté et réprimandé", puisqu'il a affirmé avoir donné 4 carreaux à marie Catherine Cavalier, ce que l'intéressée a confirmé dans son témoignage.
Après avoir épousé Charlotte Gloria dit Desrochers dit Roc-Roch, à Notre-Dame de Montréal en 1737, le soldat Pierre Dufour immigra à Fort Détroit, Michigan, qui était à cette époque une possession française en Amérique du Nord.

En 2002, lors de Fouilles archéologiques à l'Entrepôt Townsend
[204, place d’Youville, Vieux Montréal, à proximité du Fort de Callière, sur la rue du Vieux Port], les archéologues trouvèrent cet artéfact bien identifié au nom de "CHARLOTE ROC". (regardez attentivement)
En allant sur ce site: [http://www.pacmusee.qc.ca/ecole/flash/fr/charlotte.html ],
vous trouverez l'histoire de cette Charlotte Gloria dit Desrochers dit Roc - Roch. Mais s'agissait-il plutôt de sa mère, Charlotte Augé, qui portait aussi le nom Charlotte Roc, à cause de son mari Antoine Gloria dit Desrochers dit Roch-Roc
"spécimen"
de la signature de Pierre Dufour dit Bonvivant apparaissant sur plusieurs actes:
le procès de 1729, son acte de mariage en 1737, etc.
Ses trois fils Pierre, Louis et Joachim demeurèrent à Montréal et s'y marièrent. Leur descendance s'y trouve encore surtout dans la région de Châteauguay, pendant que celle de leur frère Jean-Baptiste-Mathieu essaimait dans la région de Détroit, USA, de Windsor et d'Amherstburg en Ontario.
Dans cette région, il apparaît qu'une lignée a même anglicisé son nom en "Oven", traduction littérale du mot "Four", "Fourneau" !!!
C'est une lignée peu nombreuse où le nom Dufour semble s'être graduellement perdu ou transformé.